Retrouvez le témoignage de Samuel Barbier, étudiant en L2, grand gagnant de la Conférence Portalis & second du Concours national d’éloquence

 

Samuel Barbier, étudiant en deuxième année à la faculté de droit de Cergy-Pontoise, grand gagnant de la Conférence Portalis, le concours de plaidoirie de la faculté de droit 2017, est arrivé à la seconde place du Concours national d’éloquence, qui s’est déroulé à Besançon du 8 au 10 juin 2017. Du haut de ses 20 ans, il nous livre un témoignage rafraîchissant sur son expérience.

« Le concours s’est déroulé sur trois jours : les 8, 9 et 10 Juin, à Besançon. Cette organisation a rendu l’exercice très intéressant, car à chaque sortie de plaidoirie, si le candidat était qualifié, il devait retourner dans sa chambre et préparer la suivante en un temps record !

Jeudi 8 Juin :

Je suis parti de Paris Porte de Saint-Cloud à 6 heures du matin, en covoiturage. J’y ai rencontré deux personnes qui m’ont fait un résumé de l’histoire de Besançon.

Après 4h de voyage, je suis arrivé à Besançon. J’ai alors rejoint l’Université de Franche Comté. Après un accueil très chaleureux, j’ai plaidé à 14 heures en qualification du concours national d’éloquence de l’ARES (Association Représentative des Etudiants en Sciences sociales) sur le sujet: « La vérité est ailleurs ».

Tous les concurrents ont entre 22 et 25 ans, souvent juristes, et parfois vainqueurs de concours : je suis impressionné par les performances de mes pairs. Ils viennent de Strasbourg, de banlieues parisiennes, de Brest, de Saint-Etienne, d’Aix-en-Provence, de Nancy, ou même de Guyane ; ils ont tous un point commun : ils prennent du plaisir à parler en public, et ils parlent bien. Curieux, sociables et bienveillants, les amitiés se sont très vite créées. L’ARES et l’ensemble des organisateurs nous y ont beaucoup aidés !

Revenons à la compétition …

À 18 heures, le verdict est rendu : 8 candidats sont en quart de finale. J’y suis : quelle fierté !

Immédiatement, je retourne dans ma chambre pour commencer à écrire ma plaidoirie de quart de finale. Après une sieste et un rapide rendez-vous dans Besançon pour diner au restaurant avec tous les concurrents et les organisateurs du concours, je rentre au Campus retrouver ma chambre.

Installé sur mon lit, avec mon ordinateur, et connecté avec ma famille sur Whatsapp, je commence à rédiger mon épreuve du lendemain matin, sur le sujet : « Les dés sont-ils jetés? ». Haussant la voie, alternant les tons, récitant mon texte, testant mes idées à haute voix par la fenêtre, je ferme mon ordinateur vers 3 heures du matin une fois ma plaidoirie rédigée.

Vendredi 9 Juin :

Réveil à 7h00. Petit déjeuner 8h00. Quart de finale 9h00. Chaque candidat plaidera 8 minutes, et sera interrogé par le jury durant 5 ou 10 minutes.

Je monte derrière le pupitre vers 9h50, et, comme d’habitude, je prends beaucoup de plaisir à argumenter l’idée de Jean Hamburger selon laquelle « le grand destin de l’Homme est de refuser son destin ». Sur le fond d’une société gigantesque Casino dans laquelle « les jeux sont faits » et « rien ne va plus », je plaide comme à mon habitude espoir et utopie.

13h00 : les résultats. Je suis qualifié en demi-finale avec 7 autres orateurs. L’enjeu est de taille, la pression revient très vite, car je dois écrire une plaidoirie en 4 heures et monter sur les planches à 17 heures. Mon sujet est  le suivant: « La morale est-elle l’ennemie du progrès? ».

Procédure habituelle. Je prends beaucoup de plaisir à l’écrire, mais la fatigue nerveuse doit redescendre. Il faut que je plaide. ,Je m’en vais alors au Brésil où « Ordem e progresso » sont de très bon alliés, et j’illustre mon propos par la naissance le 8 mai 2017 de mon petit cousin, Paul Barbier, suite à une Procréation Médicalement Assistée.

19h00 : Les résultats. Je suis qualifié le lendemain pour la finale, et j’y affronterai Valentin Cayré, vainqueur du concours Démosthène d’Aix en Provence.

22h00 : Après une sieste et un buffet dinatoire je m’y mets. Je plaiderai le lendemain à 10h00 la positive du sujet suivant: « Les restos du coeur, question d’assiette fiscale? ».

Samedi 10 Juin :

Réveil 8h00. Finale 10h00. Après une heure d’aller-retour devant l’amphithéâtre où se déroule la petite finale, c’est à notre tour. La finale commence. Je suis le premier à monter sur scène. Deux fois 5 minutes, 15 minutes de questions groupées, et c’est fini.

Je suis très ému au moment des questions, quand le jury nous demande si nous aimons être remerciés, si nous croyons à un « futur radieux ».Très fatigués, et très émus, nous quittons l’amphithéâtre pour attendre les résultats.

11h00 : Les résultats. Valentin est le grand vainqueur du concours national d’éloquence. Je me place donc en seconde position, et Driss prend la troisième.

Quelle fierté!

Pendant le cocktail qui suit, le jury se dit très ému de mon esprit positif et plein d’espoir sur l’avenir. Si mes amis du concours m’ont appelé « le canard » ou « le Bisounours », je représente bien la folie et l’entrain de la jeunesse. En tout cas, j’ai pris un plaisir fou à jouer sur scène…

Après un déjeuner festif et de belles discussions avec byzantins, strasbourgeois, aixois, stéphanois, parisiens, nancéiens, brestois et guyanais, c’est l’heure du départ. Un nouveau covoiturage, et me voilà de retour à Paris Samedi vers 19H00, plein de souvenirs en tête et des amis partout en France. Des amis que j’ai retrouvés pour certains 5 jours plus tard pour danser dans les bars d’Austerlitz.

Je tiens ici remercier encore une fois Association Représentative des Etudiants en Sciences sociales (ARES) et l’association des étudiants en droit de l’université de Franche Comté qui nous ont accueilli royalement et qui ont organisé le concours national d’éloquence avec professionnalisme.

Merci l’ARES ! Merci au concours national d’éloquence ! Merci à mon Université de Cergy Pontoise qui m’a fait découvrir l’art oratoire et dont j’ai été très fier de porter les couleurs à Besançon. »

Samuel Barbier

⇒ Télécharger l'article du Journal Spécial des sociétés (paru le 8 juillet, n°54) ⇐

 

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